Accueil Musique ArtCulture SportAventure VipFashion
Révélateur de talents et d'émotions
Bienvenue sur Tribal Emotion !
NewsConceptEnergy DrinkHumanitaireAgenda
News
VIVE LE SON, VIVE LE SON...

14 juillet 2009
Retour accueil

Le 13 juillet 1789, à Paris, la rumeur se répand que les troupes royales vont entrer en force dans la capitale pour mettre les députés aux arrêts. Les troupes sont rassemblées au Champ de Mars et aux portes de Paris.

Au matin du 14 juillet, des artisans et des commerçants se rendent à l'hôtel des Invalides en quête d'armes. Le gouverneur cède aux émeutiers et ouvre les portes. La foule emporte 28 000 fusils et 20 bouches à feu. Mais il lui manque encore de la poudre...

La rumeur prétend qu’à La Bastille de la poudre y aurait été entreposée. De plus, le peuple a une revanche à prendre sur la forteresse médiévale dont la masse lugubre lui rappelle à tout moment l'arbitraire royal.

La garnison se compose de vétérans, dit « Invalides » et d'un détachement de soldats suisses. Face à elle, les émeutiers ne font pas le poids. Ils sont un millier seulement, sans commandement et sans armes lourdes.

Le marquis de Launay, gouverneur de la Bastille, veut gagner du temps en attendant des secours. Il reçoit trois délégués et les retient à déjeuner. Il s'engage à ne pas tirer sous réserve que les émeutiers ne tentent pas d'entrer dans la forteresse. Mais une explosion mystérieuse émeut la foule. On crie à la trahison. Un groupe pénètre dans l'enceinte par le toit du corps de garde et attaque à coups de hache les chaînes du pont-levis.

De Launay, sans expérience militaire, perd ses moyens. Il donne l'ordre de tirer. La troupe suisse fait des ravages chez les assaillants. On compte une centaine de morts.

L’arrivée de deux détachements de gardes françaises va tout faire basculer. Ces soldats professionnels chargés de veiller sur la capitale prennent le parti des émeutiers. Ils vont leur assurer la victoire.

Sous le commandement de deux officiers, Élie et Hulin, ils amènent deux canons et les pointent sur la Bastille. Il s'ensuit un début d'incendie à l'entrée de la forteresse et quelques pertes chez les défenseurs. En milieu d’après midi, De Launay se ressaisit, ordonne le feu à outrance puis tente de faire sauter les magasins de poudre. Mais ses Invalides lui imposent de brandir un mouchoir pour parlementer. Le feu cesse. Les ponts-levis sont abaissés et la foule se rue dans la forteresse.

Les soldats suisses, qui ont eu le temps de retourner leurs uniformes, sont pris pour des prisonniers et épargnés. Mais la foule lynche les Invalides.

Le marquis De Launay, qui a tenté de se suicider, est traîné dans les rues de la capitale avant d'être décapité par un boucher. Sa tête est fichée sur une pique et promenée en triomphe à travers le faubourg ainsi que les têtes des autres défenseurs de la Bastille. Ce rituel macabre, inédit dans l'Histoire du pays, illustre le basculement de la Révolution dans la violence.

À la Bastille, on libère les détenus mais la déception est forte car il ne s'agit que de sept minables personnages (escrocs, faussaires, délinquants sexuel, ...). Les émeutiers sont surpris de découvrir des chambres spacieuses et d'un grand confort, à l'opposé des cellules de torture que décrivaient complaisamment dans leurs brochures les intellectuels poudrés qui avaient eu, comme Voltaire ou le marquis de Sade, l'occasion de séjourner à la Bastille. Comme quoi, la manipulation était déjà une arme acérée.

Le soir même, Palloy, un entrepreneur zélé, réunit 800 ouvriers et entreprend la démolition de la vieille forteresse dont les jours étaient de toute façon comptés.

Ce 14 juillet 1789, Louis XVI note dans son journal intime «Rien»... Mais il ne s'agit que du résultat de sa chasse habituelle. Surpris par la violence populaire, le roi se retient de dissoudre l'Assemblée. Les députés, dans une séance mémorable présidée par l'abbé Grégoire prennent la résolution de siéger en permanence. La Révolution peut suivre son cours.

Nous vivons encore aujourd’hui sur les principes de ce grand bouleversement et le regard du monde entier à qui nous avons imposé intellectuellement notre vision. La France a donné l’exemple en imposant la République, même si l’odeur du sang transpire encore jusque dans notre hymne national.

Tout cela nous a donné un jour férié, une journée de feux d’artifices, de bal des pompiers et quelques pétards même si les gosses d’aujourd’hui ont plus tendance à les fumer qu’à les faire exploser...

Brigitte Bardot Révolution francaise

Jocelyn Garabédian,
Lundi 13 juillet 2009.

Retour accueil





 
CONDITIONS GÉNÉRALES DE VENTE ACCUEIL   MUSIQUE   ART & CULTURE   SPORT & AVENTURE   EVENEMENTS   PLAN DU SITE CONTACT