Accueil Musique ArtCulture SportAventure VipFashion
Révélateur de talents et d'émotions
Bienvenue sur Tribal Emotion !
NewsConceptEnergy DrinkHumanitaireAgenda
News
Edito Tribal Emotion
 
 
 
 
Retour accueil

A LA SORTIE DE L'ECOLE


Dans un précédent édito, je m’interrogeais sur la répression croissante, contrairement à notre économie et notre pouvoir d’achat, dans notre pays. Il n’aura pas fallu longtemps pour en avoir une nouvelle preuve insupportable.

Après vouloir jeter en prison une mère de famille de deux enfants pour de malheureux points sur son permis de conduire, cette fois c’est carrément des enfants de 6 et 10 ans que la police va arrêter à la sortie d’une école primaire.

Mardi 19 mai à 16h30 à la sortie de l’école primaire Louis-Aragon de Floirac, deux voitures de la police nationale et 6 policiers interpellent pour un soit-disant vol de vélo deux présumés « délinquants » de …. 6 et 10 ans. Et oui, il faut le lire pour le croire !!!

Sans même prévenir la maman, la police emmène les deux enfants et les interrogent durant 2 heures au commissariat de Cenon. Tout ça pour connaître l’origine d’un vélo. Au final, nos policiers « zélés » se retrouvent avec une attestation sur l'honneur du donneur, un adjudant-chef de la base aérienne 106, à Mérignac, qui avait offert à l’enfant ce vélo il y a plus d'un an et demi.

Apparemment, il n’est pas venu à l’idée de notre Police Nationale, d’appeler les parents et de régler cette affaire en douceur. Non, la police de notre pays se sent aujourd’hui tellement intouchable, tellement forte, qu’une bonne interpellation à la sortie d’une école primaire ne lui pose aucun problème de conscience.

Il y a encore peu, deux gamins de 10 et 6 ans interpellés par les policiers à la sortie de l'école et amenés au poste pour une histoire de vol de vélo n’était pas imaginable. Aujourd’hui, Il ne se passe plus un jour sans qu'une arrestation, un placement en garde à vue ou des poursuites pour outrages alimentent la polémique.

Depuis plusieurs semaines, la police place en garde à vue des cyclistes contrôlés en état d’ébriété. Les forces de l'ordre, confortées par le pouvoir politique et persuadées d'avoir l'assentiment de la majorité de la population, n'hésitent plus à faire du zèle en perdant tout discernement et bon sens.

Le gouvernement nous parle d'une détection des troubles du comportement chez l'enfant dès le plus jeune âge (3 ans), en complément d'un abaissement de la responsabilité pénale à 12 ans, pour faire face à la délinquance des mineurs.

Le professeur Claude Bursztejn, chef du service psychothérapique pour enfants et adolescents des hôpitaux universitaires de Strasbourg, souligne les dangers d'une telle systématisation : "C'est confondre prévention et prédiction. On ne peut pas prédire ce que sera l'adulte en voyant un enfant de trois ans. Il ne s'agit pas de nier qu'il y a des enfants qui ont des troubles du comportement et que cela doit attirer l'attention... mais il ne faut pas être dans cette dérive de signalement, de fichage."

Le professeur Martine Myquel, chef du service pédopsychiatrie au centre médico psychologique Lenval, à Nice, et membre de la Société française de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent va encore plus loin, pointant du doigt un risque profond de prédétermination et de conditionnement de l'entourage : "Penser, quand on voit un enfant qui tape les autres, qu'il va être délinquant, c'est quasiment le programmer. Si tout le monde a dans la tête, les parents, l'école, une prévision qu'il va devenir délinquant, on va l'amener éventuellement à l'être. Au lieu de développer ce qu'il y a de positif chez lui."

Ils sont des centaines d’experts, de psychiatres, de professeurs à s’élever contre cela mais notre gouvernement reste totalement sourd, incapable de se remettre en question. Nos politiques et nos dirigeants sont devenus fous et à coup de communication veulent entraîner tous les français dans leurs délires sécuritaires.

Pour moi, condamner des enfants c’est disculper les adultes et l’Etat qui depuis très longtemps détruit la famille, notamment en envoyant les mères travailler, les obligeant à confier leurs enfants à des tiers. Cet Etat qui a fait qu’on ne peut plus vivre avec un seul salaire et qui par ricochet explose toutes les valeurs et le bon sens de la Famille. Il n’y a pas de démocratie sans famille.

Alors, opposons-nous avec détermination aux tentatives de stigmatisation et de fichage qui menacent gravement la liberté des enfants et des familles ainsi que les espaces de soin et de prévention.

En ce qui concerne la police, n’oubliez jamais que nous payons leurs salaires avec nos impôts et qu’ils sont là pour nous servir et non pour nous faire vivre sous une menace perpétuelle et totalement insupportable. Pour finir et revenir à notre affaire première, un seul sentiment me vient à l’esprit…. LA HONTE !!!!


Jocelyn Garabédian,

Le 25 mai 2009.



EDITO 18/05/2009, "Le 62ème Festival de Cannes 2009"
EDITO 11/05/2009, "La France roule au pas"
EDITO 04/05/2009, "Du Mexique à Dieudonné"
EDITO 27/04/2009, "Le 1er mai: un lourd passé"
EDITO 20/04/2009, "Le phénomène U2: le Tour 360° cet été"
EDITO 06/04/2009, "Le Fiel et les Abeilles"
EDITO 30/03/2009, "L'entrepreneur doit se vouer entièrement à la cause de son entreprise"
EDITO 23/03/2009, "Croire en ses Rêves"
EDITO 16/03/2009, "Les Nouveaux Guerriers des Temps Modernes"
EDITO 9/03/2009, "La Crise, une Opportunité de Changements"
EDITO 2/03/2009, "La Confiance, une Valeur Sûre !"
EDITO 23/02/2009, "Soyons Responsables..."
EDITO 16/02/2009, "Acceptation et Joie de Vivre en Période de Crise"
EDITO 9/02/2009, "Même pas Peur !!!"
EDITO 2/02/2009, "HURRICANE !!!"
EDITO JANVIER 2009

Retour accueil



 

 
CONDITIONS GÉNÉRALES DE VENTE ACCUEIL   MUSIQUE   ART & CULTURE   SPORT & AVENTURE   EVENEMENTS   PLAN DU SITE CONTACT